Road Trip des PACHAS - Namibia 2018

Voyage : direction la Namibie & le Botswana pendant 3 semaines en 4x4 et en self-drive. Au travers de ces quelques billets, vous allez pouvoir suivre nos aventures. Les PACHAS
Du 28 juillet au 19 août 2018
23 jours
2
21
juil

J-279, soit le 15 octobre 2017, le jour où nous avons acheté nos billets d'avion. Sachant que nous avions déjà planifié tout notre voyage seulement 1 semaine après être rentrés d'Afrique du Sud (fin août 2017). Pour vous donner une idée du contexte et de l'envie de faire ce voyage ! Et des tableaux Excel ? (cf. une partie de l'iceberg ci-dessous)

Un petit aperçu du programme... On adore les tableaux Excel, pas vous ?  

Après avoir découvert l'Afrique du Sud et notamment réalisé des safaris au Krüger, Charlotte avait juré que l'année prochaine, c'était : "3 semaines de safaris obligatoires !!!". Entre la Tanzanie et le Kenya, la Namibie s'est présentée comme étant le meilleur rapport qualité / prix pour faire des safaris mais aussi pour voir du pays. Plus abordable et avec des paysages extraordinaires, on s'est très vite épris de cette destination en regardant tous les reportages qui s'offraient à nous pendant plusieurs semaines. Merci Nat' Geo Wild...

Après l'AFS, on remonte d'un cran !  

Nous avons décidé de nous laisser tenter par le camping étant donné les prix exorbitants des lodges sur place... Et oui, le grand luxe, c'est parfois d'avoir seulement un matelas de 5cm et un sac de couchage pour se réchauffer à deux au beau milieu de nulle part. C'est pour ça qu'on se lance dans cette aventure avec un 4x4 équipé d'une tente de toit, ce qui nous semble être un très bon compromis. Nous ne sommes pas encore suffisamment aventuriers (ou inconscients ?) pour dormir à même le sol, on ne veut pas se faire chatouiller les pieds par un serpent qui viendrait sous la tente. On sera quand même confronté au problème : comment faire pipi la nuit ?

La bête : un Toyota Hilux double cab safari camper 

Il ne nous reste aujourd'hui plus qu'une semaine avant le départ, et nous sommes prêts.

Les vaccins ont été faits, soit typhoïde + hépatite A, pas contre la fièvre jaune car nous y serions en période de saison sèche (hiver).

Les achats d'équipements après nos deux passages chez Décathlon et une tentative parmi les 30 magasins "Au vieux campeur" se sont soldés par de bonnes additions aux passages en caisse. C'est ça de partir quand il fait entre 24 et 28° le jour et entre 5° et 15° la nuit... On vous dressera la liste des équipements en faisant les valises.

Côté finance, nous avons pris une carte N26 (formule standard, sans engagement) pour limiter les frais à l'étranger (pas de commission sur les paiements par carte et 1,7% de commission sur les retraits, sans vouloir faire de la pub, c'est ce qui reste le meilleur rapport qualité prix à ce jour). Pour tout le reste, il y a Mastercard... Et du cash échangé à l'avance en dollar namibien (le rand sud'af fait aussi l'affaire sur place). La CB n'est pas acceptée partout et on a lu sur les forums (précieux pour la préparation de ce voyage) que le carburant se réglait la plupart du temps en cash. (Update : finalement, nous avons payé majoritairement en CB!)

ça nous change un peu des big five sur les billets Sud'Af... En tout cas, merci Granny!  
26
juil

Super! Mais dans nos valises, il y a quoi ?

Dans ma valise, il y a... :

De haut en bas et de gauche à droite (liste non exhaustive) :

  • 3 paires de chaussures (montantes + bateau)... on ne prendra pas que ça
  • 1 sac à dos
  • 1 sac de voyage (on prendra aussi une valise pour dispatcher nos affaires et on espère que les deux arriveront à bon port. Dans le pire des cas, on en aura au moins 1 sur 2, ou alors 0 / 2, ce qui nous ferait beaucoup moins rigoler)
  • 1 sac de couchage XL (on compte s'y glisser tous les deux, on n'a pas encore fait de test avec les 36° actuels mais ça devrait le faire, il tient pour les températures allant jusqu'à 0°)
  • 2 shorts Baby
  • Des t-shirts Babycoeur
  • Nécessaire de toilettes : déo, lingettes, gel douche, shampoing et même un petit brumisateur
  • Trousse de médicaments : pansements, anti diarrhéique, antibio large spectre, antiseptique, doliprane, biafine, crème solaire, apaisyl cortisone, 2 aspi venins
  • 1 chapeau pour mademoiselle
  • 2 doudounes
  • 2 pantalons Baby
  • Des t-shirts Baby
  • Des collants pour être branché la nuit
  • Des t-shirts pour la nuit
  • 2 pantalons Babycoeur
  • 2 shorts Babycoeur
  • 2 serviettes microfibre XL
  • 1 guide Namibie Lonelyplanet
  • 1 adaptateur type D compatible (AFS/Namibie)
  • 1 multiprise
  • Equipements Gopro + appareil photo
  • Piles AAA pour les lampes frontales
  • Des chaussures superbement bleues pour la douche
  • 4 polaires
  • 2 cadenas
  • Multi-prise allume cigare tout équipée (et avec un transmetteur FM svp, si jamais le câble jack ne fonctionne pas pour avoir de la musique en voiture)
  • Cable jack
  • Boussole
  • Couteau spyderco
  • Carte Tracks4Africa
  • Maillots de bain pour la douche
  • Sac de douche
  • GoPro
  • 2 Longues vue
  • Casque GoPro
  • Appareil photo
  • Divers câbles et un petit fil en métal (on ne sait pas si ça servira mais ça prend pas beaucoup de place en tout cas)

Allez, c'est à vous. Il faut tout réciter, et de tête svp !

28
juil

C'est le jour J et on va prendre toutes nos précautions comme, par exemple, ne pas prendre l'ascenseur en partant pour être au départ de l'avion !

On est plutôt satisfait de l'optimisation des valises, tout rentre sans problème et sans surcharge. Est-ce qu'on a rien oublié ?

1 backpack, 1 valide en dur, 1 sac à dos et 1 sacoche d'ordinateur pour 3 semaines en amoureux 


Arrivés à l'aéroport en 45 minutes porte à porte grâce au Roissy Bus (départ en bas de chez nous et arrivée terminal 1)

Drop off des bagages expédié en 2 minutes, on a eu beaucoup de chance parce qu'en l'espace de 2 minutes, il y avait 2 groupes de 15 personnes qui arrivaient derrière nous. On est dans les clous : 15,8 kg pour la petite valise en dur et 18,4 kg pour le backpack.

Une petite heure à attendre avant l'embarquement, on passe la sécurité, petite pause déj et on attend sagement notre tour pour notre premier vol vers Francfort. On s'estime très chanceux en remarquant que certains vols pour l'Allemagne sont annulés... Ce sera 1h de retard pour nous et du temps en moins sur l'escale, voyons le positif!

Arrivés à Frankfurt, on apprend que notre vol pour Windhoek, capitale de la Namibie, aura 1h20 de retard. Mais avec la même horaire d'arrivée (estimée), ce qui nous irait parfaitement 😀

On est parti pour 4h30 d'escale (on pensait en avoir que pour 3h avec le retard du vol Paris > Frankfurt), ce qui est sympa c'est qu'on peut se balader librement dans l'aéroport (et en sortir!) merci l'espace Schengen. 18h, l'heure de l'apéro? Une petite bière allemande pour Baby et un Prosecco pour Babycoeur

Prost ! 
29
juil

7h45 : enfin l’atterrissage en Namibie, avec 1h15 de retard. Mais bon, le principal est qu’on ait récupéré nos 2 valises, passé l’immigration sans souci et retrouvé notre loueur de Namvic qui nous attendait à l’aéroport. Un pack MTC acheté pour avoir du forfait sur la route (merci le S9 pour la double SIM card 😊).

Note : l’aéroport de Windhoek, c’est : 1 tarmac, 6 avions, et des paysages (déjà) à perte de vue !

9h20 : arrivée chez Namvic, un petit café avant le briefing et les derniers papiers administratifs pour rebrancher les neurones (Baby n’aura dormi que 3h30 dans l’avion, et il y a de la route qui l’attend !). Notre loueur est top, il nous explique le fonctionnement de tous les équipements de notre 4x4... Qui plus est, notre hébergement des 3 prochaines semaines : compresseur, montage de la tente, gestion des batteries et du double tank d’essence, équipement de la « cuisine » et du bbq, téléphone satellitaire et de tout le nécessaire en cas d’urgence, etc. Vraiment très pro sous tout rapport, on ne peut que recommander Namvic pour l’instant.


12h00 : passage obligé à Windhoek pour : le plein d’essence (aïe, aïe, aïe le double tank :p), retirer des sous et faire un plein alimentaire. On n'a pas pu acheter de bouteille de vin pour fêter dignement notre arrivée ce soir au camping car les supermarchés ne vendent pas d'alcool le dimanche et les jours de public holidays...


13h : Déj sur le pouce ! Direction Sesriem avec 4h30 de route en perspective. On pensait initialement devoir passer le gate du camping Sesriem avant 17h30 impérativement… mais après un coup de fil en ayant récupéré de réseau sur une portion de route, il s’avère que du moment qu’on a une réservation, pas d’heure limite d’arrivée (avant la tombée de la nuit à 18h30 s’entend).

17h45 : arrivés à Sesriem. Je peux remercier mille fois Baby qui, après une (très) courte nuit, a enchainé sur 300 km de piste ! Premier montage de tente en perspective. Résultat : montée en moins de 15 min, pour une première, on se sent fier de notre accomplissement en condition réelle et se dit qu'on est prêt pour l'aventure... Et on se rattrape en achetant une bouteille de vin au bar !

22h20 : il est temps pour nous de fermer les yeux, après une première soirée en camping assez sport : premier montage de tente, et surtout premier diner à la belle étoile. Au menu, il y avait du poulet au bbq africain (braaï) et des pâtes (plus de la bouillie parce qu’impossible de faire bouillir l’eau au réchaud) à la sauce tomate. Le tout accompagné d’une petite bouteille de Sauvignon Blanc made in South Africa. On n’aura pas volé les quelques heures de sommeil qui nous attendent avant un lever à 5h45 pour la suite des aventures


30
juil

5h45 : réveil après une excellente première nuit dans notre tente de toit. Vraiment pas déçus de notre achat du sac de couchage résistant aux températures froides (jusque -5 degrés), ni de nos polaires ! Le plus compliqué a été de sortir de la tente avec une température extérieur de 3 degrés, et de se changer dehors. Tente repliée, dents brossées à côté du robinet extérieur (eau glaciale). Pas le temps de faire bouillir de l’eau pour un café (il faut savoir que notre réchaud n’est pas très performant pour faire bouillir de l’eau, on l’a découvert hier soir en mangeant notre bouillie de pâtes). Direction le gate d’entrée du désert de Namib, à quelques mètres de là. On veut être premier !


6h45 : arrivés il y a 10 minutes, ce ne sera que la troisième position au gate pour nous, mais les voitures s’accumulent vite derrière nous. Ouverture du gate, c’est parti pour 61 km de bitume, dont une bonne partie dans le noir (le soleil se lève à 7h30). Au bout de ces 61 km, premier parking où les voitures de ville doivent s’arrêter (on ne sait pas comment elles sont déjà arrivées jusque Sesriem, vu l’état des gravel roads en amont...). Pour leurs passagers, possibilité de navette, autostop ou marche à pied pour parcourir les 5 derniers kms qui amènent au Deadvlei. Pour nous, on dégonfle les pneus à 1,2 bar pour avoir plus d'adhérence et on poursuit notre route dans le sable jusqu’au second parking.

7h45 : 4x4 garé, on continue à pied. Paysage époustouflant des premières dunes, peu de personnes (6) à cette heure-ci. On se sent seul au monde entouré par l’immensité de ce désert. A noter : contrairement à d’autres déserts (dont le désert du kalahari), le désert de Namib n’est pas plat mais composé de nombreuses dunes, imposantes par leur taille, qui se déplacent avec le vent et adoptent des formes distinctes en perpétuel mouvement. Les dunes de Namib sont parmi les plus vieilles du monde.

8h20 : après la traversée du magnifique Deadvlei (que nous reverrons sous le soleil tout à l’heure), c’est parti pour l’ascension de la plus haute dune du désert de Namib : la Big Daddy. Fière de ses 350 mètres, ça risque d’être assez physique, il parait qu’en montant d’un pas, on descend vite de 3 pas.

Quelques photos à mi-parcours... Des paysages qui donnent envie d'aller au sommet.

9h30 : enfin arrivés au sommet. Et bien, Big Daddy is a Tough Guy… Sans le vouloir, nous n’avons pas forcément pris la route la plus simple, on s’en rend compte en apercevant les quelques personnes qui montent progressivement par la crête de la dune. Pour notre part, nous avons traversé à pied tout le Deadvlei et pris un chemin dans la dune bien plus pentu (mais plus rapide !!)

Nous ne sommes pas les premiers au sommet, un couple de Suisses allemand, qui reviennent en Namibie 10 ans après l’avoir fait avec leurs enfants, est arrivé 10 minutes avant, et c’est avec eux que nous partageons la vue de Big Daddy sur le Deadvlei, le Sossusvlei, et les dunes à perte de vue. L’immensité de la vue qui s’offre à nous est à couper le souffle.

11h30 : après une séance photo sur le Deadvlei, retour au parking – ça commence à être l’heure de pointe… Pour reprendre la route en bitume, on décide de regonfler nos pneus sous une chaleur étouffante (après les 3 degrés du réveil, il fait plus de 25 degrés à présent). Problème électrique ou chaleur, le compresseur nous lâche, tant pis, on continue notre route.

12h30 : retour à Sesriem, où nous regonflons enfin nos pneus à la « station-service » et avalons un sandwich préparé à l’arrière du 4x4 avant de repartir pour notre lodge de ce soir, étape avant d’aller à Walvis Bay.

17h45 : arrivée à notre lodge Namib Valley of a Thousand Hills après 2 stops obligés : un stop coca à Solitaire et un autre au Tropique du Capricorne pour savourer l’instant.

19h : La vue sur la vallée de notre camping site est elle aussi extraordinaire, on vous laisse regarder tout ça en photo... Après une douche prise (avec notre ami le lézard et des criquets de la taille de l’index de Baby) & la tente montée, direction la réception du lodge pour le diner. Au menu : Springbok (Baby a le droit à une double portion, le goût de la viande est trop fort pour Babycoeur), courges, haricots, pommes de terre, le tout arrosé d’une bouteille de Sauvignon Blanc - Cape Town. On retrouve les traceurs culinaires de l’Afrique du Sud, avec le vrai goût des légumes. C’est un plaisir de mettre les pieds sous la table et de ne rien faire ce soir. Dernier verre avec la gérante de l’endroit, le temps d’échanger sur la gestion de ses activités au quotidien. Pas facile tous les jours la vie d'un lodge au milieu de ces paysages. On regarde la lune se lever avec sa belle couleur rouge, sûrement due à l’éclipse d’il y a 2 jours. La gérante est également très étonnée. Et nous dans tout ça, nous n'avons jamais vu un ciel avec autant d'étoiles...

22h30 : on est confortablement installé dans notre tente, on éteint tout. Demain, c’est direction Walvis Bay pour d’autres aventures, toujours et pour notre plus grand bonheur, dans le désert du Namib

31
juil

6h30 : c’est l’heure du réveil, très bonne deuxième nuit en tente, sans aucun vent ni bruit, le silence total. Ça peut être perturbant, c’est comme si on avait passé trop de temps à côté d’une enceinte de 90 décibels et qu’on n’entendait plus rien. Un peu plus chaud que la veille, dans les 10 degrés. Le temps de remballer la tente, le soleil se lève déjà sur la vallée aux mille collines.

Le soleil se lève sur Namib Valley of a Thousand Hills 

7h15 : départ vers Walvis Bay (prononcez « vahl-fis bay »), deuxième plus grande ville namibienne, après Windhoek et avant Swakopmund. Un ordre d’idée : Namibie = 2,5 millions d’habitants (sur une surface de 825 000 km2, soit un peu plus de 3 habitants au km2), Windhoek = 320 000 habitants, Walvis Bay = 100 000 habitants et Swakopmund = 44 000 habitants. Pour la petite histoire, la ville a été annexée par les Britanniques des années avant que l’Allemagne n’établisse le protectorat du Sud-Ouest africain, ce qui se ressent au niveau de l’architecture, plus banale que Swakopmund, à 30 minutes de route en longeant l’océan.

De Namib Valley of a Thousand Hills jusqu’à valh-fis bay, la route est en piteuse état et technique, voire parfois dangereuse dans les montagnes. Bien entendu, pas de bitume mais encore les gravel roads qu’on commence à affectionner malgré tout.

Du brouillard pour démarrer la journée, et pour les yeux avertis, un début d'arc-en-ciel ! 

10h : On s’en est plutôt bien sorti et on arrive à l’heure prévue pour le dune driving en 4x4 avec JP et Jacques de Red Dune Safaris. A l’origine, nous avions prévu de conduire notre 4x4 dans les dunes, mais après une lecture attentive des Terms & Conditions du loueur, il s’avère que le dune driving est interdit et annule toute couverture d’assurance. On ne tente donc pas le coup, on fera ça dans le 4x4 de JP et Jacques, suivis par un couple d’Italiens en lune de miel, qui n’ont pas dû lire les petites lignes de leur contrat de location, sachant que chaque 4x4 est équipe d’une black box (tracker GPS). L’italien aura néanmoins la chance de conduire dans les dunes, ce qui rend Baby très jaloux. But safety first.

Walvis Bay et ses marais salants 

16h : de retour à Walvis… Difficile de décrire en quelques mots ces 6 dernières heures passées dans le désert. Nous avons conduit sur la plage avant d’arriver dans le désert et de longer la côte, où on a aperçu deux chacals qui cherchaient, pour leur petit déj, à chasser des cormorans, présents en masse, des milliers en train de scruter la descente de la marée avant de se lancer dans une partie de pêche. Après 50 km de route sur la plage, on arrive enfin à Sandwich Harbour, le seul endroit au monde où le désert rencontre l’océan. Il faut prendre ses précautions par rapport à la marée. Nos traces sont très vite recouvertes par les vagues, il faut faire attention, pas de contact avec l’eau sinon le 4x4 finirait dans la mer. Un autre petit fait historique : à la fin du XIXe siècle, cet endroit était un port de pêche et de commerce. Notre guide Jacques nous a raconté que le nom de Sandwich Harbour viendrait du nom du baleinier anglais Sandwich dont le capitaine traça la première carte de la côte. On a lu par ailleurs que ce nom viendrait d’une déformation du mot allemand sandfish désignant un type de requin peuplant cette partie de l’océan… Quoiqu’il en soit, sur notre chemin, on croise un vestige de cette époque révolue : une cabine de pêcheur enfouie dans le sable, à l’exception du toit qui dépasse encore à l’heure actuelle ! La mer, originellement à 200m des dunes, s’est progressivement rapprochée en enfouissant le port et ses installations. On vous laisse apprécier les photos.

Désert de Namib et Sandwich Harbour... 

17h : après un déjeuner sur le pouce face à la mer (ça nous change des pauses déj sur les parkings), nous faisons notre check in à Meransha, cette nuit, nous dormirons dans un vrai lit, avec de vraies toilettes, et une vraie douche… Un luxe bien mérité ! Nous profitons de la dernière heure et demi de soleil pour aller voir les flamands roses, qui ont rendu Walvis célèbre, ainsi que ses marais salants, s’étalant à perte de vue, et qui produisent 1 million de tonnes de sel par an, soit 90% du sel de l’Afrique du Sud.

On se fait plaisir ce soir, coucher de soleil au bord de l'eau, cocktail et plateau de fruit de mer 

22h : Babycoeur est dans les bras de Morphée, pendant que Baby profite du wifi pour rattraper notre retard et mettre à jour le blog MyAtlas des journées du 29 et du 30 juillet !

1
août

7h00 : on se réveille sans l’alarme, il faut croire qu’on a hâte d’en découdre une nouvelle fois avec le désert. Cette fois-ci c’est en quad qu’on va le découvrir ! On s’octroie le luxe d’un café, le premier depuis 3 jours ! ! !

8h00 : on charge les bagages, quitte Meransha puis on fait un passage express au Spar pour tenter de trouver des gants pour le quad… et de l’anti-moustique car impossible de remettre la main sur le 5 5 acheté en France, surement la seule chose qu’on a oublié (mais pas la moins importante, les moustiques bien que rares sont assez voraces et on en aura besoin à Caprivi, la bande de terre séparant la Namibie de l’Angola)

8h30 : arrivée au lieu de rendez-vous, où on rejoint Fanie, notre guide pour les 5 prochaines heures, et une famille d’allemands. On recommande fortement the Historian Tour proposé par Fanie et Kuiseb Delta Adventures. On a énormément appris sur la vie dans le désert (springboks, chacals, serpents, scorpions, toktokkies – nom afrikaans donné aux scarabées du désert), mais aussi son histoire d’il y a 2000 ans. Il nous emmène, en quad, à travers les dunes, sur les vestiges d’une population disparue. C’est assez incroyable, on trouve des ossements humains (fémurs, tibias, crânes, oreilles, etc.), d’animaux (springboks, otaries, et même une baleine – non, non, vous ne rêvez pas, il y a bien eu des baleines échouées sur cette portion du désert, quand le lagon arrivait jusqu’à cet endroit-là…). On apprend comment survivre dans le désert de Namib, par exemple, Fanie, en creusant à 1 m dans le sable, récupère de l’eau très minérale, qu’il nous fait goûter… on ne connaissait pas ce goût là, elle est supposée être plus pure que l’eau que nous buvons habituellement, on verra si on tombe malade mais on ne pense pas 😊

C'est beau, n'est-ce pas ?  
Baby vs patte d'éléphant
Toktokkie
Reste d'otarie
Ossature d'oreille humaine
Mâchoire de baleineau
Crâne de chacal
Mâchoire humaine
Ossements humains

13h30 : le tour est fini, on en profite pour aller faire le plein d’essence (les plateformes offshore ne sont pas très loin et c’est pour ça que l’essence y est si peu chère) et partons à la recherche d’un fusible pour notre compresseur qui a sauté avec la chaleur à Sesriem... Après 4 tentatives, d’un magasin à l’autre, on trouve enfin notre bonheur (un fusible 30 ampères chez "Greg Motor Spares"). Déjeuner, une fois n’est pas coutume, à l’arrière du 4x4 sur la route, et on est reparti. Direction Spitzkoppe en passant par Helies Bay pour longer la côté, ça rallonge la route (3h30) mais les paysages en valent la peine. Spitzkoppe sera la dernière étape avant le safari à Etosha. Nous y passerons 2 nuits en camping. Ce sera l’occasion de bien recharger les batteries et de profiter de cet endroit absolument étonnant.

18h00 : Arrivée à Spitzkoppe dans les temps. On se rend à la réception, qui n’est absolument pas indiquée sur la route, mais en prenant à peu près tout droit parmi tous les chemins on y est parvenu. On nous indique que les campsites ne sont pas attitrés et qu’il faut se balader parmi tous les chemins qu’on a pas pris pour trouver un camp de libre. A cette heure-ci, tous les camps sont quasiment pris (tables et chaises de camping laissées pour garder le camp le temps d’une douche située au niveau de la réception par exemple). On trouve finalement le dernier camp de libre sur le chemin qu’on avait décidé de prendre. Ce sera donc le camp n°7 pour la nuit. Il y a environ une vingtaine de campsite. L’avantage, c’est que le chemin s’arrête à ce site, donc pas de risque de passage de voiture et il est possible d’escalader pour aller voir le coucher du soleil au niveau du bridge. L’inconvénient c’est qu’on ne prendra pas de douche ce soir (10 min en voiture, alors il faut inventer…), il faut monter la tente avant de ne plus rien voir et préparer le diner (braai, ça devient une addiction) !

20h00 : l’eau bout enfin ! On a essayé une nouvelle technique en abandonnant le réchaud et en mettant notre marmite directement sur le feu du braai. En moins de 15 minutes, c’est prêt. Ce soir, c’est riz à la sauce tomate et poulet grillé. Une petite pomme pour le dessert, brossage de dents et au lit. Quelques cris de hyènes vers la fin du dîner (que Charlotte s’empressa d’avaler pour être prête à sauter dans le 4x4 !).

Et l'eau bouillante fut et le riz cuit aussi ! 

22h00 : bonne nuit les petits

2
août

7h00 : c’est l’heure de se lever ! On se rend à la réception pour trouver les guides qui attendent à partir de 8 heures qu’on fasse appel à leurs services pour une petite rando / escalade dans les montagnes de Spitzkoppe. Il faut savoir que la plus haute atteint 1728 m, mais ce ne sera pas pour nous aujourd’hui, on laisse ça pour les alpinistes chevronnés et mieux équipés.

8h00 : Après notre passage à Sandwich Harbor, on nous avait laissé un petit mot à destination de Frans. L’objectif était alors de trouver ce fameux guide… Et en moins 5 minutes, c’était chose faite, il est connu comme le loup blanc ici.

10h30 : fin de la rando. Frans nous a amenés dans des spots magnifiques, chargés d’histoires avec des peintures murales datant de 4000 à 200 ans. Cette histoire, on ne les lira pas dans des livres, ça se transmet de père en fils. En plus d’avoir eu pas mal de petits cours sur la faune et les remèdes médicinaux locaux (qu’on aura cependant pas le droit de tester, car nos estomacs occidentaux n’y sont pas habitués). On changera de campsite pour la prochaine nuit, Frans nous a conseillé les spots 10 ou 11 pour admirer le coucher et lever du soleil. Nous trouvons les 2 spots libres à cette heure-ci, nous choisissons le 11 et y laissons notre table et nos chaises en guise de réservation.

 La cave de Frans et les peintures murales

12h30 : on se rend dans la ville la plus proche, Outjo, à 1h30 A/R de Spitzkoppe, pour retirer des sous, faire quelques courses (dont du vin, c’était la chose principale pour laquelle on était parti et qu’on a fini par oublier aussi en premier lieu, car l'alcool se vend dans des boutiques spécifiques et pas dans les rayons d'un supermarché tradi). Ça nous apprendra à ne pas faire de liste de courses !

14h30 : Préparation de la table et du barbecue, 1 heure après on peut enfin déjeuner et on vous laisse profiter avec les yeux. Salade de pâtes, jambon, fromage pour Babycoeur, 578 grammes de viande pour Baby accompagné de pâtes, de pois chiches et d’une sauce sweet chili svp. Oh que oui, on se régale !

16h00 : Vaisselle en cours et rencontre avec un écureuil qui attend probablement qu’on laisse trainer quelque chose… Mais non ! Des ragondins (update : Des damans des rochers) en famille sortent de toutes parts et en se promenant, on fait la rencontre de deux steenbocks (update : Deux oréotragues) qui sont sur les roches comme dans un terrain de jeu, en sautant d’une pierre à une autre au galop. Baby essaye de les suivre mais le terrain est escarpé et ardu !

Notre ami l'écureuil et la course poursuite avec les steenbock 

18h00 : Frans nous a donné rendez-vous à la fin de sa journée à la réception pour aller à la découverte de son village. Quelques centaines de mètres en voiture suffiront pour arriver à ce qui ressemble plus à un township qu’un village. Il nous emmène au bar où se trouvent pas mal de locaux pour prendre une bière que l’on accepte volontiers. Et on a gagné un petit tour en calèche tirée par deux ânes au passage. On ne voulait pas trop laisser le 4x4 sans surveillance, on n’était pas ultra serein car malheureusement ici, c’est le travail pénible, la misère et l’alcool. Certains sortent du lot comme notre guide, mais d’autres travaillent à la mine et n’ont pas la chance d’avoir les mêmes conditions de vie. Frans nous montre sa maison et son enfant qui court pieds nus dans la poussière. On sait que c’est très rudimentaire ici et qu’il ne faut pas s’attarder, on connait les travers de l’alcool et aussi la façon dont les africains tournent nos paroles à leurs avantages pour prendre le contrôle. On rentre forcément un peu chamboulé, c’est normal, ça fait partie de la face cachée de la Namibie qu’il faut prendre aussi en considération.

19h00 : la tente est montée, on écrit ces quelques lignes qu’on ne peut pas poster car le réseau est inexistant et on part lancer le barbecue dans la nuit déjà noire (lampes frontales, meilleur achat de chez Décathlon!)

Coucher du soleil 
3
août

6h00 : réveil matinal car nous avons pas mal de route avant d’atteindre Etosha, 4 heures de route prévues. On sort de la tente et on aperçoit 2 yeux orange brillants qui nous regardent dans la nuit noire. Après une petite frayeur, il ne s’agit que d’un chat sauvage ! On se prépare tranquillement, le temps que la Gopro prenne des photos du passage d’un ciel étoilé au crépuscule matinal

7h30 : départ de notre emplacement et passage à la réception, pour remplir notre jerrican d’eau et laisser un petit quelque chose à Frans pour le remercier de son accueil. On fait enfin la rencontre du couple de cyclistes qu’on avait croisé hier sur la route entre Spitzkoppe et Outjo. Ils nous racontent qu’ils sont en Afrique depuis 8 mois et qu’ils ont parcouru à vélo la Tanzanie, le Kenya, la Zambie pour arriver en Namibie et repartir chez eux, en Hollande, début septembre (même si les billets retour ne sont pas encore pris). On ne peut pas s’empêcher d’être impressionné par leur périple, et on a beaucoup de respect pour eux.

11h15 : après 3h30 de route non-stop en alternant bitume et gravel road, petit stop à Outjo, le temps de se prendre des canettes de coca. On a déjà atteint les 1 500 km de route !

13h00 : arrivée à Eldorado, où nous allons passer 2 nuits en campsite. On s’arrête à notre emplacement (pas de « premier arrivé, premier servi » cette fois-ci) le temps de faire nos sandwichs. C’est le grand luxe en termes d’équipements par rapport à ce qu’on a pu voir pour le moment : une table et 2 bancs en pierre, une douche à proximité (alléluia) et toilettes. On a même un robinet, un spot pour la lumière et l’électricité (c’est le frigo et l’ordi qui vont être ravis). Et une piscine à la réception, même si glaciale ! Le revers de la médaille, c’est qu’on n’a plus 500 m2 à nous tout seul, les voisins sont juste à côté, de part et d’autre. C’est le prix à payer pour être à côté d’Etosha, à 8 km de là !

14h00 : il parait que la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt, et bien, ça se vérifie parce qu’on a encore 4 bonnes heures de soleil devant pour le premier safari namibien. Etosha, here we come. Pendant que d’autres 4x4 arrivent au camp et s’installent à leur tour.

18h45 : de retour à Eldorado. Magnifique première après-midi de safari, nous avons eu de la chance. Au bout de 15 minutes de conduite, nous apercevons 2, 3 véhicules arrêtés sur le bord du chemin. Nous nous approchons et voyons 2 lionnes endormies à l’abri d’un arbuste. 5 minutes après, 2 autres sortent de sous un petit ponton et semblent partir chasser, vite rejointes par les 2 premières. Nous restons plus de 30 minutes à les observer se balader au milieu d’un troupeau de springboks et d’un autre d’autruches. Elles finissent par se rallonger, leur petite marche a dû les fatiguer. La chasse, ça ne sera pas pour tout de suite. Nous continuons notre chemin, et faisons une halte pipi au niveau de toilettes, non clôturée, en plein milieu du bush… Pas très différent de ce dont on a l’habitude, excepté que, là, nous savons qu’il y a pleins d’animaux sauvages autour ! Le temps passe vite en safari, c’est déjà l’heure de repartir et nous repassons par l’endroit des lionnes… qui sont toujours allongées au même endroit. Seule différence, 2 girafes ont rejoint les troupes et s’abreuvent dans un mince filet d’eau.

20h30 : à table, encore une fois, on est ébahi par la qualité des équipements de ce camping, en particulier de la douche, chaude, qui vient effacer 3 jours d’accumulation de poussière sur notre peau.

22h00 : il ne faut pas trop tarder, demain on se réveille tôt pour être à 7h30 devant le gate Anderson (c’est le plus proche d’Eldorado).

4
août

6h00 : c’est le réveil, l’ouverture du gate Anderson est à 7h30, on veut être à l’heure.

7h40 : on démarre tout juste, on a joué à cache-cache avec le téléphone de Baby pendant 30 min, finalement retrouvé enfoui sous les sacs de couchage !

7h50 : on rentre dans Etosha, et comme une image vaut mille mots, on vous laisse profiter des photos (dans l’article d’après, on a fait une compilation des photos prises par le téléphone des 4 jours à Etosha).

18h30 : cette fois, on est à l’heure pour sortir du camp, mais on se fait attraper au gate par un vétérinaire du parc, qui nous demande d’ouvrir notre frigo, et diantre, qu’a-t-il trouvé pour nous demander de nous garer sur le côté ? De la viande non cuite. Il nous demande d’aller la cuire à l’intérieur du parc. La raison : un virus traîne à l’intérieur du parc, et on n’aurait pas le droit de rentrer ni de sortir avec de la viande crue. Après quelques tentatives de négociation, on sort notre réchaud, notre poêle et c’est parti pour la cuisson des ailes de poulet coupables qui traînaient dans le frigo. On l’ignorait, c’était mentionné à l’entrée mais nulle part ailleurs, notamment sur le permis que l’on signe à l’arrivée…

20h00 : on se fait quand même un braai pour finir la cuisson de nos ailes de poulet ! Demain, on quitte Eldorado pour traverser tout Etosha vers l’est, en direction de Namutoni, où notre nouveau campsite nous attend à quelques km de là (Onguma Tamboti).

5
août

On a pris un peu de retard sur le blog, mais on rentre assez fatigué des longues journées de safaris (réveil 6h15 et sur la piste de 7h30 à 18h30), et on ne capte pas le réseau depuis notre campsite. On profite de notre dernière soirée ici, à Onguma, pour faire un petit tri dans toutes nos photos et essayer de charger tout ça à la réception.

Un petit mot sur Onguma : superbe campsite, pour le moment c’est celui qui offre les meilleures prestations. Il est déjà idéalement situé, juste à la sortie de Von Lindquist Gate, pour rentrer dans Etosha par l’est. Ensuite, à la réception, il y a de quoi faire quelques courses d’appoint (pour nous, ça sera, les 3 soirs, un pack de braai congelé, i.e. 2 saucisses et 2 côtes d’agneau, et une bouteille de vin) – c’est quand même très utile car le supermarché le plus proche est à 1h30 aller-retour. Enfin, au niveau du campsite, nous avons eu le droit, pour la première fois, à une vraie salle de bain (carrelée) et toilettes séparées, un spot lumineux, un grand braai. On le recommande vivement, mais à réserver bien en avance car il a l’air complet. Nous avions pris nos 3 nuits en octobre 2017…

Quelques tips pour Etosha : l’entrée à Anderson Gate est très bien organisée : une file pour ceux qui n’ont pas de permis et une autre pour ceux qui l’ont déjà, ce qui fait un gain de temps précieux pour espérer assister à la chasse matinale des big cats ! A Von Lindquist Gate, ça n’est pas trop ça… Une seule et même file où attendent ceux qui doivent acheter leur permis et ceux qui l’ont déjà. On a quand même réussi, les 2 matins, à soudoyer un des militaires qui gardent l’entrée pour passer en priorité, par la file des staffs. Ça se négocie en allant voir les gardes et en discutant un peu avec eux. En ce qui concerne les pistes, aucune route bitumée (à l’exception des 10 km qui lient Andersson Gate et le camp Okaukuejo d’un côté et Von Lindquist Gate et Namutoni Camp de l’autre. A l’intérieur du parc, que des gravel roads en plus ou moins état, qui sont entretenues sur certaines portions uniquement. 4x4 fortement recommandé donc, bien que nous ayons vu quelques audacieux dans des citadines. Les animaux sont, de notre courte expérience, davantage aux alentours des camps. Nous avons par exemple vu, les 2 matins où nous sommes entrés par Andersson Gate, des lions et lionnes non loin de la route bitumée, à 15 min de l’entrée, des hyènes qui se battaient pour un morceau de viande du côté de Klein Namutoni (à 10 min de Namutoni) et une lionne faisant la sieste à côté de Namutoni également. Certains animaux peuvent aussi être aperçus proche du pan quand il ne fait pas trop chaud. En milieu de journée, à l’approche des 30-32 degrés, ils sont à l’ombre des arbres, ou bien au niveau des points d’eau, comme par exemple les troupeaux d’éléphants qui viennent y faire trempette pour protéger leur peau du soleil.

8
août

6h15 : réveil matinal, non pour un safari à Etosha, mais pour les 6h30 de route qui nous attendent jusqu’à notre prochaine étape, proche de Divundu, à l’entrée du parc Bwabwata.

7h00 : top départ avec le lever du soleil (tout rouge) ! Arrivée prévue à 13h30 sans compte les pauses, qu’on raccourcira car on a plus de 600 km de route.

9h00 : stop de presqu’une heure à Grootfontein, on doit refaire quelques courses alimentaires (charbon, conserves et de quoi faire nos sandwichs essentiellement), retirer du cash. On en profite pour mettre à jour MyAtlas pour les 4 derniers jours de safari, le wifi de la réception d’Onguma n’étant finalement pas à la hauteur de nos espérances… Au chargement de la 7e photo sur 22, plus de data ! On a épuisé nos 1,5 Go de données achetés à l’aéroport chez MTC, fournisseur local de forfait mobile (c'est le leader du marché en Namibie). Par chance, on en trouve un au « centre commercial » de la ville, on recharge pour 3 Go. Fiou, ça va mieux !

Un petit mot sur notre prochaine étape : nous allons passer une nuit à Shametu River Lodge, en camping, proche de la bande de Caprivi que nous allons ensuite traverser pour atteindre le Botswana à Kasane. La bande de Caprivi est située à l’extrême nord-est de la Namibie, coincée entre l’Angola et le Botswana. C’est la voie d’accès la plus facile pour aller à Chobe National Park et aux chutes Victoria. Mais c’est aussi une destination idéale pour observer les animaux d’Afrique, notamment dans le Bwabwata National Park. Cette région de la Namibie a été marquée par un conflit assez récent avec l’Angola, jusqu’au cessez-le-feu en 2002, et les animaux ont été presqu’intégralement décimés par le braconnage dû à ce conflit. Depuis une dizaine d’années, le but du Bwabwata National Park est de réadapter les espèces animales locales (éléphants, lions, lycaons, etc.).

12h30 : pause déjeuner à Rundu. Après 5h30 de trajet (dont l’heure de pause à Grootfontein), on peut vous dire que la route est très monotone. Bitumée certes, mais loooongue, très longue. C’est une route droite, bordée de rien ou de maisons en tôle et des huttes en bois. On croise sur le chemin : des locaux avec des machettes (??), des chèvres avant (ou sans) leurs bergers qui traversent ouvertement et librement la route, des gens marchant sur le bas-côté… A Rundu, ça grouille de monde et on se sent dévisagé et pas tellement à l’aise. On se dépêche d’aller faire un stop toilettes et d’acheter notre déjeuner (pas une très bonne idée de faire des sandwichs ici). On a lu dans Lonely Planet que la ville représente un grand centre d’activité pour la communauté angolaise. On est à quelques kilomètres seulement de l’Angola, il faut faire attention de ne pas traverser la frontière par erreur 😊. A l’entrée et à la sortie de la ville, petit checkpoint où le garde inspecte notre pare chocs, notre théorie est qu’il vérifie si on n’a rien écrasé sur le chemin (vaches, chèvres, ou ??). Il fait très, très chaud sur la route, plus de 34 degrés. Mais pas de problème mécanique avec notre 4x4, il tient bien la route. Il nous reste 2h avant d’arriver à Shametu River Lodge, à côté de Divundu.

Marrants ces espèces de palmiers!

15h00 : arrivée à Shametu River Lodge, après avoir croisé moulte vaches et enfants sortant de l’école sur la route non loin d’ici. On fait notre check-in et en profitons pour faire un tour sur les bords de la rivière, c’est tout simplement splendide. Un endroit un peu hors du commun débauché encore une fois, nous ne sommes pas mécontents de notre choix. Camping *****, salle de bain et toilettes privatives sous forme de hutte typique faite de tige de plantes / blé plus une cuisine extérieure avec l’électricité et l’eau. On monte indéniablement en gamme. Piscine au bord de la rivière tout ça tout ça, des choses bien sympathiques dont les campeurs n’auront pas le temps de profiter.

Restaurant de Shametu
Cuisine ouverte
Vue sur le Kavango
C'est le grand luxe !
Cuisine privative (i.e. évier)

16h00 : C’est le départ pour la sundowner boat cruise réservée sur le chemin, ça tombait à pique entre notre heure d’arrivée au campsite et l’heure de départ du bateau, le temps de se changer et d’aller se mettre en place pour attendre le départ du bateau au bord de la rivière. Notre guide nous explique que nous allons faire une petite croisière sur la rivière Kavango, plus connue sous le nom de Okavango. Il s’agit de la même rivière, qu’un peuple a renommé « O » Kavango, car ils avaient pour habitude de mettre un « O » devant chaque mot. Elle fait 1600 km et prend sa source en Angola pour terminer au Botswana sous la forme du delta d’Okavango. Nous voilà quelques minutes plus tard faire face à une famille d’hippopos se dorant la pilule à quelques mètres de nous accompagnés de quelques over night crocodiles non loin d’ici (à ne pas confondre avec des alligators svp, ici on est pointilleux sur les mots). Cela n’empêche pas les habitants du coin de laver leur linge dans la rivière ou même de voir quelques enfants se baigner, à leurs risques et périls, car notre guide nous raconte quelques déboires sur les histoires entre hommes et hippos.

Sundowner Boat Cruise sur le Kavango

18h00 : nous terminons notre croisière sur les « Popa Falls » pour le coucher du soleil avec pas mal de touristes qui profitent également de l’expédition. C'est magnifique et elles sont bien sûr moins impressionnantes que les Victoria Falls !

19h00 : Ce soir, c’est diner au Shametu River Lodge, soit le 3ème restaurant depuis le début. Grande hâte de mettre les pieds sous la table et d’en profiter !

Pas de braai ni de vaisselle ce soir 
9
août

6h00 : lever aux aurores cette fois ce n'est pas pour se rendre à Etosha mais c'est pour rejoindre la bande de Caprivi direction le Botswana. En quelques minutes à peine, nous nous retrouvons dans le Bwabwata National Park. Cette partie originalement peuplée d'animaux s'est retrouvée décimée par le braconnage lors des conflits armés opposant la Namibie et l'Angola qui se sont terminés en 2002. Depuis, l'Etat tente de réhabiliter cette zone en introduisant progressivement les animaux sauvages tout en impliquant les villageois.

11h45 : arrivée au 1er passage de la frontière Namibie/Botswana, côté namibienne un papier à remplir (comme ceux donné dans l'avion avant le passage à la douane). Un coup de tampon et c'est parti. Enfin presque, il nous reste un dernier check point, l'enregistrement du véhicule. On avait avec nous la lettre d'autorisation pour quitter le territoire de la part de Namvic (Merci encore !) pour accéder à l'Angola, en Zambie et au Botswana. On remplit le registre avec les éléments suivants : plaque du véhicule, marque, couleur, numéro du châssis et le numéro du moteur. On devine que c'est certainement pour limiter les trafics de tous genres

12h00 : arrivée au check point côté Botswana, quelques formalités et c'est parti direction notre Campsite (Muchenje Campsite) à Muchenje pour le check-in. On partage ici les toilettes et salles de bain, on est un peu à proximité des autres campeurs mais c'est vraiment très raisonnable. On y est très bien, la propriétaire est accueillante et enfin le tout est fencé (barrières électrifiées), car on vous rappelle que la règle au Botswana, c'est que c'est vous qui rentrez sur le territoire des animaux et pas l'inverse. Les animaux circulent librement sans barrière, éléphants, girafes, impalas et autres animaux en tout genre sont donc sur la route. Vigilance accrue de jour comme de nuit (on vous le déconseille fortement ou alors à vitesse très réduite 40/50 km/h pas plus, si vous y êtes contraints).

Déjeuner rapide et on va pouvoir s'octroyer notre premier safari Botswanien avec tout ça !

14h10 : à 8 minutes (oui, c'est important les minutes, surtout le matin à 6h00 :D) de notre camp se trouve Ngoma Gate. Un check point à l'entrée de la tarred road (bitume) pour l'enregistrement du véhicule. Cette route bitumée est gratuite pour traverser le parc et rejoindre Kasane. Mais ce n'est pas ce qui nous intéresse, on se rend à l'entrée de Ngoma Gate pour obtenir un permis nous permettant d'accéder "librement" au parc (sous réserve du respect de l'ensemble des règles établies bien entendu). On paye les fees d'entrée pour 5 jours pour 2 personnes plus les fees du véhicule (soit 165 euros au total).


14h25 : on active illico presto le low range 4x4 et on passe la seconde dans du sable et des bosses, c'est très folklorique, on vous le garantit. Les gravels road nous manquaient un peu, alors là, on est vraiment pas déçu de ce qui s'offre à nous. 4x4 only, on peut utiliser la puissance de notre 4x4 pour passer les obstacles, les suspensions travaillent et nous serrons les fesses. Ne pas se retrouver ensablés ! Vitesse de croisière 10 km/h sur 2,5 km. Le chemin est très strié, et dans le sable. Par la suite, dans le reste du parc, c'est un peu meilleur bien que très escarpé par endroit. Il faut toujours garder un oeil sur les gros trous qui sillonnent la route, vitesse limitée à 40km/h dans tout le parc, mais on se rend vite compte que nous sommes contraints d'aller beaucoup moins vite (20/30 km/h)

19h00 : c'est le retour au camp. Petite douche bien meritée et on prépare le braai. On pensait avoir acheté des blancs de poulet mais on se retrouve avec un poulet entier pour le diner. Et dodo tôt pour être d'attaque demain !

10
août

6h00: on attend sagement devant le Ngoma Gate qu'on nous ouvre puis c'est parti ! Enfin au 1er gate : les policiers sont en retard, au 2ème gate personne, c'est pas grave on file on a notre permis en poche de toute façon ! Les quelques premiers kms sont encore plus compliqués au petit matin (faire attention aux plus gros animaux, éléphants et buffles). On s'aperçoit très rapidement qu'il faut non seulement un 4×4 mais aussi un conducteur averti. On enclenche le mode 4x4, go !

6h30: chose promise chose due? Que ne voit-t-on à peine 30 min après le début du safari ? Un lion allongé en pleine piste. Magnifique, il est vraiment le roi ici. Quelques minutes plus tard, nous voyons le reste de la troupe: 2 lionnes et un lion qui sont en train de petit déjeuner du buffle... Quel spectacle. Après avoir fait déjà 2 parcs nationaux tous les 2, nous n'osions espérer une telle chance. On reste plus de 2 heures à les regarder, et on s'aperçoit que le premier lion que nous avons vu est tenu à l'écart par l'autre lion (son frere?) et une des lionnes qui gardent jalousement le buffle. On a pas de téléobjectif à 7000 €, alors on fait avec les moyens du bord : portable collé à la longue vue, le rendu n'est pas si mal. Bon et bien sûr on se réserve le luxe de regarder les photos de notre reflex sur grand écran :D

8h30: le guide qui était arrivé quelques temps après nous au spot des lions avec son 4×4 de touristes et parti bien avant nous poursuivre son chemin revient nous voir en nous informant qu'ils ont vu des guepards chassant des zèbres. On quitte, à regret, les lions et partons à la recherche de ces cheetahs même si nous n'avons que peu d'espoir de les retrouver.


9h00: pas de cheetah, mais ... Un éléphant mort, à quelques mètres du chemin, sur lequel se pressent déjà une multitude de vautours. Puis une hyène et un chacal. Premiers sur les lieux, nous sortons du chemin pour s'approcher un peu plus près et sommes vite rattrapés par la patrouille, un guide sort de son véhicule (serein le guide...) et vient nous dire qu'il est interdit d'aller off road pour admirer le spectacle (bien que certains guides s'octroient le luxe de le faire, à loisir !). C'est normal, ça fait partie des consignes à respecter pour nous autres qui choissisont de faire du self-drive. Un peu dégoûtés par le spectacle de toute façon, on s'éloigne, mais quelques mètres plus loin, nous voyons un autre animal mort: il s'agit d'une girafe, également assaillie de vautours. La scène de crime est assez déroutante, le nombre de vautours, la vue du cadavre d'un animal qui semble si puissant et d'un autre si gracieux...



12h00: on est arrivé à l'extrémité est de Chobe, et passons le gate Sedatu pour nous rendre à Kasane faire quelques courses alimentaires (on trouve des prawns, ça va nous changer du poulet !), retirer du cash et acheter une carte SIM botswanienne chez Orange car la carte namibienne MTC ne passe plus ici. Petite pause dej dans la voiture puis nous décidons de repartir dans Chobe cette fois par la route bitumee. C'est la particularité de ce parc, il y a une route en béton qui traverse le parc d'ouest en est et qui est gratuite. Comme il n'y a aucun fence clôturant le parc (on vous rappelle que le Botswana considère que la terre appartient aux animaux et non aux humains), il faut tout de même faire attention, on croise toutes sortes d'animaux, éléphants, zèbres, springboks... L'avantage de prendre cette route et non le chemin au bord de l'Okavango, c'est qu'on peut se rendre bien plus vite à Ngoma Gate pour retourner proche de nos trouvailles de ce matin.


18h00: on rentre au lodge, après être repassés devant les différents animaux morts (buffle toujours là mais sans les lions, éléphant et girafe aussi, avec encore plus de vautours autour). On a aussi vu 4 autres jeunes lions qui prenaient la pose sur le chemin. Tout aussi magnifiques que ceux de ce matin...


19h00: Muchenje offre la possibilité de faire laver son linge, on en profite donc, ça fait 2 semaines que nos vêtements n'ont pas vu la couleur d'une machine à laver, ou même d'une bassine avec du Génie Main. Vêtements déposés dans un sac poubelle à la réception et on récupére tout demain. Grand luxe !


19h30: douche prise, on se pose pour écrire ces quelques lignes. On sort l'ordinateur de Babycoeur, comme d'hab, pour transférer nos photos et rédiger notre journée sur Word avant d'espérer capter quelque part. Sauf que ce soir... l'ordinateur ne s'allume pas. Après 30 minutes de tentatives, et un aller retour à la réception pour capter le wifi et espérer trouver la solution miracle sur internet, on abandonne. Dommage, c'est l'ordinateur de bureau... On verra ça plus tard. On se rabat donc sur le S8+ de Baby (merci l'énorme écran !). En parallèle, préparation du braai entre des bruits d'animaux (lesquels...? Parfois des zèbres, quelques hippos et hyènes) et de la musique d'une fête africaine sûrement. Bref, on est bien. On se cuisine des master crevettes au barbecue. On pensait que ça allait être facile et très bon, on pensait... On sent le fruit de mer à 3km. En esperant ne pas tomber malade demain. Bonne nuit les petits !

11
août

5h15: le réveil sonne, les yeux s'ouvrent doucement et nos esprits se demandent un instant: pourquoi encore si tôt ?? Ah oui, c'est vrai. C'est encore safari day !!


Aujourd'hui, voici nos trouvailles :

1. Les 2 lions d'hier matin vus proche du même endroit, en train de rôder à l'affut d'une proie, ou plus probablement que le repas leur tombe tout cuit, apporté par les lionnes.

2. Les 2 carcasses d'éléphant et de girafe qui ne sentaient pas bon mais alors pas bon DU TOUT. Il ne restait d'ailleurs plus grand chose à manger, l'éléphant avait complètement "dégonflé". Une lionne est assise à côté de lui le matin tôt, tenant en respect les vautours.

3. En fin de journée, alors qu'on s'apprêtait à prendre les fameux 2,5 km pour rejoindre Ngoma Gate, un guide que l'on a croisé pas mal de fois et qui nous connaît bien maintenant, déboule à toute vitesse dans son 4×4 de touristes pour une sunset drive, et nous crie "wild dogs, wild dogs". Et hop, c'était reparti, on poursuit des wild dogs lancés à toute vitesse derrière les troupeaux de springboks, qui, eux, s'échappent en faisant des pirouettes en l'air qui nous font hurler de rire


Autres news du jour: on est passé à Kasane pour voir si on pouvait trouver un tournevis pour ouvrir l'ordinateur de Babycoeur. Nous faisons la connaissance d'un local, Bob qui était avec la personne de la boutique Orange croisée la veille, et qui nous emmène dans un commerce d'impressions de documents, pour rencontrer un IT guy de sa connaissance. Il avait le bon tournevis, mais n'a pas trouvé la cause du souci.


Après les wild dogs, on reprend enfin les 2,5 km vers Ngoma Gate. Et paf, on se retrouve enlisé dans le sable. On en rigolait le 1e matin, en se disant "ce serait l'angoisse de crever ou de s'enliser ici". Il faut bien une première fois à tout, mais là, on reconnaît que c'était pas forcément le meilleur moment ni le meilleur endroit. En plein milieu du bush, sans visibilité, et à 17h soit l'heure de la chasse des big cats et l'approche de la nuit. On appelle le garde à Ngoma Gate, qui nous dit qu'il n'a pas de véhicule à ce gate pour nous sortir de la. Il nous indique qu'il va voir avec les guides en sunset drive si on peut venir nous aider. Pendant ce temps, Baby sort de la voiture et tente de dessabler les roues, pendant que Babycoeur fait le guet depuis la voiture. Mais c'était l'ensemble du châssis qui était enlisé...

On peut vous dire que c'était pas les 15 minutes les plus rassurantes de notre vie... Par chance, on aura pas attendu toute la nuit, un guide finit par arriver avec son 4x4 avec à son bord une famille de français ou belges dont le patriarche (le grand pere) avait une forte expérience des enlisements dans le désert. On finit par accrocher notre 4x4 à celui du guide avec 2 cordes, Baby au volant et Babycoeur avec le fils du patriarche et sa femme à l'arrière qui poussent. Fiou, cest bon, on s'en sera sorti avec de belles sueurs froides et un cache de protection sous le châssis de cassé / dévissé et corde cassée (à racheter dès demain à la première heure !). Si on est là à vous écrire, c'est que tout va bien (sauf le computer qui ne répond toujours pas !).

20h00: MyAtlas est mis à jour depuis nos 2 Samsung, c'est dire notre dévouement ! Ah oui: on a dépassé les 4 000 km aujourd'hui, on fête ça ce soir avec un petit Sauvignon Blanc et on a aussi récupéré notre linge qui sentait tout bon. Allez, c'est l'heure de la douche (chaude, on espère que le souci de chaudière est réparé, en tout cas la propriétaire a été très réactive quand on lui a signalé le souci), et du dîner (btw, on n'est pas tombé malade avec les prawns d'hier 😀)

12
août

5h00: ce matin, on quitte Muchenje Cottage & Campsite pour aller de "l'autre côté du bush" comme disent les locaux, c'est à dire à l'est de Chobe, proche de la seule grande ville du coin, Kasane. On ira dormir à Chiloto Guest House.

6h20: on pénètre dans le parc via le Ngoma Gate et on entend déjà les impacts de notre mésaventure d'hier : la partie en métal dévissée sous le châssis racle contre le sol. On ne sait pas si on va pouvoir trouver un garagiste ouvert à Kasane un dimanche, mais en tout cas, on va essayer de ne pas s'enliser à nouveau car il n'y a pas grand monde dans le parc à cette heure matinale

7h30: cette fois, ce n'est pas une mais 2 lionnes qui sont sur la carcasse de l'éléphant, en train de déguster leur petit déjeuner. Elles s'en lassent assez rapidement et s'éloignent en passant devant nous surement pour aller chercher de la viande plus fraîche. Les vautours perchés sur les arbres en profitent pour s'emparer à leur tour de la carcasse.

9h00: on recroise le couple de Français rencontré un peu plus tôt ce matin devant les lionnes et l'éléphant. Ils nous racontent qu'ils ont vu un léopard la veille, allongé sur une branche morte, en pleine lumière. On enrage...

10h00: arrivée à Kasane, où nous nous arrêtons au Shell pour trouver l'adresse d'un garage. On en trouve un juste à côté, mais manque de chance, il est exceptionnellement fermé ce dimanche. On essaie d'appeler le numéro qu'on nous a donné au Shell pour un garagiste. Il répond au deuxième essai et arrive 10 min plus tard. Il nous emmène dans son village, à côté de Kasane, et nous nous garons à côté de sa "maison". Il prend sa boîte à outil et démonte la partie cassée sous le châssis. En 1h, c'est plié, le mec a fait du super bon boulot, on se sent comme neuf et nos oreilles revivent 😀

12h00: on a fait un check in rapide à Chiloto Guest House, où on va faire 3 nuits d'infidélité à notre tente. On laisse nos bagages et le jerrican d'eau pour être un peu moins lourd pour naviguer dans Chobe et éviter de s'enliser à nouveau ! Plein d'essence et check de la pression des pneus / niveau d'huile et c'est reparti sur de bonnes bases !

En suite 3 étoiles

13h30: on a traversé le parc par la route bitumée (40 minutes, 50 km) de Kasane jusque Ngoma Gate pour refaire le chemin jusque Kasane dans le parc. Pause sandwich devant le gate et let's go!


15h30: on voit une lionne assise à côté d'une autre carcasse de buffle, sur un plateau, par une chaleur de plus de 30 degrés... Elle est haletante et bave, elle déguste au soleil, d'où le fait qu'il faille souvent guetter chaque coin d'ombre pour espérer les trouver en général l'après-midi.

16h20: spotted : 3 lionnes s'enfonçant dans le bush avec 3 lionceaux ! On arrive trop tard, elles sont déjà trop loin pour pouvoir les prendre en photo. Et juste après, un troupeau d'éléphants pressés d'aller se baigner devant nos yeux

17h00: ah, on recroise 2 autres lionnes, assises à quelques mètres de nous à l'ombre de buissons avec leurs 2 lionceaux que l'on a le temps de prendre en photo rapidement avant qu'ils se cachent à l'abri des regards indiscrets

17h30: on voit un éléphant couché sur son flanc et des hommes autour de lui. Ça semblent être des vétos. L'un d'eux a un énorme appareil qui ressemble à première vue à une énorme caméra. Après vérification à la longue vue, il semble que ce soit un appareil avec une mini caméra en son bout et un écran. L'homme a l'air de placer la petite caméra à l'extrémité des oreilles de l'éléphant et de regarder ce qu'il se passe sur l'écran. On ne sait pas s'ils ont endormi l'éléphant pour l'ausculter mais ça nous semble bizarre de faire ça en plein milieu du bush au milieu de d'autres éléphants. On penche plutôt pour un éléphant mort et donc une autopsie, compte tenu de l'autre éléphant mort vu pour la première fois il y a quelques jours. Peut être un virus qui traîne ?


19h00: rentrés à Chiloto Guest House depuis 1h, on s'est fait un gros plaisir et pris un bain... On est tellement accro aux braai (et pas trop envie de s'aventurer dans Kasane à la nuit tombée), on demande si c'est possible d'en faire un dans la cour. Les ouvriers qui oeuvrent à l'arrière de la maison sur le barbecue fraîchement acheté que l'on avait demandé, on est ravi pour les grillades de ce soir 😀 Merci à eux, on offre une bière au passage.

13
août

7h45 : et oui, nous aussi nous sommes un peu sous le choc. Après avoir ouvert les yeux à 4h59 pour se dire : il est quelle heure ? Nous avons refermé les yeux telles des crapules pour se réveiller un peu plus tard (certainement le fait d'avoir dormir dans un queen size...), et de décoller vers 7h45 après un petit café. N'ayant pas vu la bouilloire dans la chambre, on a sorti par habitude le rechaud... nous peinons à nous réhabituer au confort vraisemblablement.


8h45 : entrée par Ngoma Gate, après 1h de trajet sur la route bitumée.


12h00 : on ressort du parc après avoir vu quand même pas mal de choses avec notre réveil tardif. Notamment, des éléphants qui nous ont fait tourner en bourrique dans le bush. Sans trop de visibilité après chaque arbuste, il y en avait qui se découvraient. En fait, on était au milieu de la troupe qui était pressée d'aller se baigner dans la rivière. Sans prendre trop de risques on fait demi-tour sur le chemin délicat et changeons d'itinéraire.

De retour à Kasane, on se dirige vers la boutique IT pour tenter de faire renaître de ses cendres le PC. Mais la fameuse boîte à outils disposant du tournevis magique est partie déjeuner. Nous devons attendre le retour du boss à 14h. On en profite pour repasser à la guest house, déjeuner et repartir à la boutique.


14h25 : le boss arrive enfin, on démonte le PC puis retire la batterie, appuyons 20s sur le bouton on/off. Une sorte de manipulation magique péchée sur internet qui ne fonctionnera pas pour nous.


15h15 : on retourne à l'entrée de Sedudu Gate pour aller se faire le plaisir d'un sunset drive. Beaucoup d'éléphants sur la rive, splendide. Babycoeur peu rassurée après l'expérience de ce matin somme Baby de continuer. De retour sur le même chemin que ce matin, on se retrouve à nouveau avec un troupeau. On se tient à l'écart et on attend sagement que les guides avec les touristes prennent les devants en analysant les comportements des éléphants et l'attitude à adopter. Passage sans encombre, ouf. Nous avons croisé encore des lions, mais toujours pas notre léopard !!! On a aussi croisé un autre véhicule enlisé dans le sable, bon courage à eux!


18h30 : retour à Chiloto, apéro, dîner et repos !


P.S : c'est le premier braai de Babycoeur avec une cuisson des pâtes et saucisses de porc au barbecue (et un petit peu d'aide de la bouilloire cette fois 😉)


Good night all


14
août

5h00: comme c'est notre dernier jour de safari, on se lève pronto, on a un peu récupéré des points de vie avec nos 7h de nuit.


6h00: notre permis pour Chobe a mystérieusement disparu hier, on se rend donc, par la route bitumée, à Ngoma Gate, où on avait fait ce fameux bout de papier, pour espérer pouvoir récupérer un double. On est pas encore à l'ère du numerique ici ! On croise 2 hyènes sur le bord de la route, à l'affût des restes de la chasse d'hier ou de celle de ce matin à venir.

7h00: c'est tout bon, notre copain a nous a laissé passer et nous a même fait un petit mot pour pas que nous ayons de problème à Sedudu, l'autre gate

7h30: après les 2,5 km qui ne s'arrangent pas depuis notre premier passage il y a 5 jours, nous sommes accueillis par des vautours en train de picorer ce qu'il reste d'une carcasse (de quel animal, on ne sait pas trop, il n'y a que les os)

8h00: on a croisé de larges troupeaux de buffles bien tranquilles, on s'arrête dans l'espoir d'une chasse mais rien !

10h00: il ne reste plus grand chose du buffle mort vu sur le plateau avec la lionne pour la premiere fois avant-hier. D'ailleurs, il n'y a plus qu'un seul vautour â ses côtés. C'est assez impressionnant de voir l'evolution de la carcasse avec les charognards. Quelques mètres plus loin, 2 lions et 2 lionnes couchés dans l'herbe, avec un troupeau de buffles ainsi que quelques impalas. Ça se fait des câlins, ça se chamaille un peu, mais surtout ça fait la sieste ! On attend 1h30 pour voir si une chasse va se déclencher. Mais non, au bout d'un moment, elles ont marre du bruit des moteurs et passent devant nous pour aller dans le bush.

13h00: on arrive à Sedudu Gate après avoir croisé des troupeaux d'éléphants au même endroit qu'hier, on reprend la tarred road jusque Ngoma Gate où on se fait nos sandwichs et hop c'est reparti pour un tour !

17h40: et voilà, le safari c'est terminé pour ce voyage. Promis, on arrête de vous embêter avec nos penchants pour la wildlife. On aura encore vu une lionne endormie juste à coté de nous, un bébé kudu en train de têter sa maman, deux girafes faisant un câlin et à quelques km du gate, une autre lionne endormie sur un tronc... Joli cadeau de fin, à défaut d'avoir vu un léopard, on aura vu un lion-léopard 😀. Le guide qui arrive après nous, dit à ses touristes que c'est assez inhabituel de voir ça. En tout cas, elle est splendide, on dirait un gros nounours qui est trop bien calé sur son tronc !

Sans oublier un 4x4 enlisé dans le sable, en plein milieu du chemin. On a bien failli y rester nous aussi en essayant de prendre de leurs nouvelles, mais une marche arrière vers le bas côté aura suffit pour repartir et c'était bon. Ça c'est du Baby pilote !

19h30 : l'heure du braai a sonné. Braaiwoman entre en action. Et demain, c'est un nouveau décor qui nous attend.



15
août

6h00 : aujourd'hui, on se lève pour aller aux Vic Falls. On a choisi l'option de faire un transfert en voiture avec un guide pour traverser la frontière Botswana - Zimbabwe. On gagne pas mal de temps à faire ça avec un transfert plutôt que livré à soi-même dans le cas présent.


7h00 : enfin à l'heure africaine 7h15, pick up de notre driver, qui nous annonce déjà la couleur : l'immigration pour passer au Zimbabwe est peut-être longue, très longue.


7h50: on arrive à la fameuse immigration côté Zimbabwe après avoir fait celle côté Botswienne très rapidement. Les fees pour passer la frontière sont de P350 par personne.


9h10: on redémarre enfin... 1h20 d'attente. Et encore, il paraît qu'on a eu de ma chance, notre guide nous dit que ça arrive d'attendre jusque 11h (dont 3h d'attente). Deux bureaux pour toute la queue qui attendait et les formalités sont rédigées à la main par les douaniers. On est pas encore à l'ère du numérique... C'est parti pour 70 km de route jusqu'au Vic Falls.


10h00 : bungee jump booké pour un passage à 10h30.


10h20 : passage de la frontière pour la Zambie (un peu moins de queue). En réalité, grâce à notre guide, on récupère juste un papier qui nous permet de faire les 500 mètres pour arriver sur le pont qui donne sur les Falls et où se trouve le bungee.

10h45 : toute équipée, Babycoeur part à l'assaut de son nouveau saut à l'élastique. A 111 mètres d'un pont. Baby reste en retrait pour cette fois, fier des 216 mètres l'année dernière, il en restera là, trop effarouché.



Vue depuis le pont du bungee jump

11h00 : C'est le grand saut ! On passe ensuite voir le résultat en vidéo. Babycoeur a fait un superbe saut et est ravie d'avoir eu sa dose d'adreanline de l'année.



11h35 : on prend les Falls en photos du pont (côté Zambie). Le rythme de passage sur le pont : 1 véhicule à la fois, et tout tremble quand le véhicule passe. Assez rassurant !

Sinon, la suite du programme, on se dirige vers les Falls pour une petite promenade, notre guide nous a dit que l'accès n'était pas payant. On décide de s'y rendre.



12h00 : l'accès est payant 30 USD par personne pour marcher 1,7 km. Après avoir tenté de nous mettre devant le fait accompli (le paiement) on passera notre tour et décidons de rentrer. C'est beaucoup trop touristique à notre goût, c'est vraiment la foire. Ça grouille de partout et ça nous fatigue un peu.

Direction donc notre guest house pour le déjeuner.

Pour information, les activités aux Vics Falls :

Coté Zimbabwe : il est possible de faire un tour d'hélicoptère pour survoler les chutes (ça doit être superbe et certainement la meilleure activité, mais niveau budget... On est dans les 350 euros), aller à l'héliport pour photographier les hélicoptères (oui, puisqu'on nous l'a aussi proposé...), faire un saut en parachute non loin des falls, aller faire une promenade en laisse avec des lions (très peu pour nous, mais si ça vous intéresse c'est 150 USD) ou encore monter sur le dos d'un éléphant.

Côté Zambie : saut à l'élastique et Devils Pool (on vous laisse vous renseigner sur cette activité aussi très intelligente !)


Prévoir le temps de passage aux frontières si vous souhaitez faire l'une de ces activités. Faire 3 pays en 1 jour, ce n'est pas si simple !


La queue pour l'immigration entre Botswana et Zimbabwe

13h15 : de retour à la guest house. On quitte notre guide qui a essayé de nous faire consommer en vain sur place.

Plus de valises ni d'affaires dans la chambre. En fait, ils ont pensé qu'on avait pris un drop-off à Victoria Falls (et non un aller-retour) et qu'on ne revenait pas. Pas très malin de leur part sachant qu'on avait quand même laissé le 4x4 dans la cour, ainsi que nos 2 valises et autres affaires... C'est un indice suffisamment grand. Merci à Booking pour leur communication, ils n'ont pas du tout informé la guest house de nos demandes faites par email avant de partir. Enfin bref, on récupère nos valises et effets personnels sagement entreposés dans une autre pièce. Il ne manque rien. Et on remet tout dans la chambre.


14h30 : on part retrouver de la tranquillité bien méritée dans le parc de Chobe, pour notre dernier safari ?


19h00 : après quelques courses au Spar de Kasane (car la guest house a aussi retiré tout ce qu'on avait dans le frigo et placé la viande, qui avait déjà été congelée auparavant, à nouveau dans un congélateur. Très malin tout ça.) on fait notre dernier braai ici et partons demain pour Rundu. 7h30 de route nous attendent. Une des étapes avant de rejoindre progressivement Windhoek avant le départ...

16
août

6h30: c'est le réveil et le départ de Chiloto et de Kasane. On fait les valises et vide le frigo pour tout transvaser dans le 4x4. On entame progressivement notre retour vers Windhoek. On sait d'avance que ce n'est pas la partie la plus simple et agréable du sejour. Aujourd'hui, on repasse en Namibie et on retraverse la bande de Caprivi pour se rendre à Rundu.


2 options s'offraient à nous :


- laisser le 4x4 à Victoria Falls (environ 500 euros pour le laisser à un autre endroit que notre point de départ) et prendre un vol Victoria Falls > Windhoek avec seulement 2 vols par semaine qui sont assez chers. 250 euros par personne quand on avait étudié cette piste.

Coût total : env. 1 000 €


- faire ce qu'on fait, c'est-a-dire 2 jours de route pour rejoindre Windhoek

Coût total : beaucoup de route (1 500 km environ), une nuit en lodge pour nous et une nuit en campsite. (80 euros les 2 nuits et 100 euros d'essence environ).


8h00: sur la tarred road, les animaux nous disent au revoir : éléphants, chacal, wild dogs, steenbock traversent la route. Bye bye Chobe !

8h30: passage des 2 postes transfrontaliers. On nous prend la temperature côté Namibien, dépistage du choléra. Après le foot-and-mouth control d'hier à la frontière Zimbabwe-Botswana, qui s'est limité pour nous à marcher dans une flaque d'eau où du produit devait certainement avoir été mis, on est très amusé par ces méthodes.


9h00: petit checkpoint policier sur la route, on sort le permis international, et c'est reparti !


9h50: un petit coup d'oeil sur les km à parcourir. L'étape Google Maps "tourner à droite dans 500 km" nous fait sourire.

11h30: après un stop essence et toilettes à Kongola (seulement 2 pompes, prévoir de ne pas arriver à l'heure de pointe 😁. On n'aura attendu que 15 minutes), on rentre dans le Bwabwata NP, par l'est cette fois ! Et c'est tout schuss jusque Rundu. Arrivée prévue à 15h30.

Pas mal de carcasses automobiles (cette fois!) jonchent les routes

16h30: arrivée à la guesthouse Tambuti Lodge. On reconnaît avoir eu un peu peur au fur et à mesure qu'on approchait. On est passé devant Rundu, qui consiste en un amoncellement de maisons en tôle, et ça grouille un peu partout sur le bas côté et sur la route. Notre Google Maps nous a encore une fois amené sur la mauvaise piste, on a du rechercher via nos emails comment se rendre à Tambuti. En 10 minutes on y était.

Pas de fences ici, sécurité approximative. La couleur est annoncée à l'entrée "parking at your own risks". Cette fois, ce n'est pas des animaux sauvages dont il faut se méfier mais des habitants du coin et des townships autour de Rundu. On a vu quelques personnes en citadine sans plaque qui semblaient potentiellement intéressées par les voitures garées ici. On gardera un oeil de notre lodge sur le 4x4 garé non loin.

Autrement, le standing est très sympa, c'est le grand luxe pour nous. Gare aux moustiques car nous sommes à quelques mètres du Kavango.

19h00: on n'a pas choisi l'option restaurant compte tenu du menu affiché devant la réception (crocodile et vers entre autres) et puis, on est assez accro à nos braais. Ce soir, c'est comme d'hab : poulet, saucisse, pates, mais on ne s'en lasse pas

Préparation du braai et apéro (miam les biltong épicés)
17
août

6h00 : réveil dans notre grand lit à Tambuti Lodge, Rundu. La moustiquaire autour du lit et un coup de spray anti moustiques auront fait l'affaire, on n'aura pas été assailli pendant notre sommeil


7h00 : on décolle avec le lever du soleil. Quelques km de route nous attendent encore aujourd'hui. Il nous reste 1 jour et 10 heures avant de décoller pour Munich, puis la France ! Étape prévue à Grootfontein, prochaine "ville", à 9h30.

Sur notre chemin, il y a : toujours ces maisons en ferraille et huttes en bois, et d'autres infrastructures avec l'inscription "Shebeen". On ne savait pas ce que c'était avant de faire une petite recherche. Donc, pour ceux qui ne savent pas, petite devinette : qu'est ce que c'est ? Indice : le terme vient d'Irlande ... Et pas de Google ! 😉

8h30 : check point Foot-and-mouth control. Cette fois, c'est le 4×4 qui passe dans la flaque d'eau. On nous demande aussi à contrôler ce qu'il y a dans le frigo : en viande, poulet et saucisse, tout est cru. Autrement, des Tupperware de pâtes et notre lunch box (tranches de cheddar et de jambon). Pour le poulet, pas de souci, on peut garder. En revanche, nos saucisses ne passent pas. Il faut les cuire ici ou les jeter. Finalement, la policière nous fait un geste et nous les laisse "for this time" (peut être parce qu'elles étaient bien emballées).

Petite explication sur la Foot and Mouth Disease

11h30: et voilà, nous sommes à nouveau devant le Von Lindquist gate, porte d'entrée à l'est d'Etosha. On ne se refusera rien pour notre dernier jour : après-midi de safari, dodo en camping dans la tente de toit (qui commençait à nous manquer!) On avait prévu que le retour allait être physiquement et mentalement difficile, donc on avait décidé de s'octroyer le plaisir d'un dernier game drive. On aura un peu plus de 6 heures pour voir nos derniers animaux de cette année.

Nous avons parcouru plus de 400 km depuis 7h ce matin, une petite pause safari s'impose ! 😀

Von Lindquist Gate

12h00: on fait la pause déjeuner à Namutoni, 1er des 3 camps d'Etosha situé à 12 km du gate. On avait pris des plats cuisinés au Spar de Grootfontein pour ne pas perdre trop de temps à préparer les sandwichs. En 25 min, c'est plié, c'est parti pour le safari !

16h30 : on arrive à quelques kms de Okaukuejo, au waterhole où on avait vu nos premières lionnes du voyage. Pleins, pleins de voitures. On essaie de se trouver une place et on voit un lion allongé à côté du waterhole, avec un énorme troupeau de springboks, quelques blue wildebeest (espèce de gnou) et des autruches de l'autre côté tout autour de lui. Très étonnant comme spectacle, ils n'ont pas l'air d'avoir plus peur que ça de lui... Le lion n'est plus tout jeune, avec sa belle crinière sombre. Nous restons plus d'une heure à le regarder mais il semble plus disposé à se dorer la pilule qu'à aller chasser son dîner...

17h40 : enfin, le lion se décide à se lever. Nous le suivons en voiture pour voir ce qu'il fait mais paf, Monsieur s'est rassis...

18h30 : arrivée à Eldorado B&B camping où nous avions déjà passé 3 nuits il y a 1 semaine.

En arrivant, on passe devant un enclos, où rôdent 3 guépards. C'est le campsite qui organise des game drives dans leurs parcelles privées, on le savait mais n'avions jamais vu les animaux. On n'est pas mécontent d'enfin voir les félins, même si ça laisse comme un arrière goût d'amertume de les voir derrière des grillages.

A la réception, on nous attribue notre campsite, n°10 (en face de l'enclos des guépards) et on se rend vite compte que c'est franchement pas le meilleur car il y a 4 arbres en plein milieu de l'emplacement. Commence alors un jeu de tetris pour arriver à monter la tente, sans être sous les branchages, mais suffisamment proche du point d'électricité pour brancher notre frigo ... Finalement, on trouve un juste milieu, même si notre tente n'est pas vraiment droite, mais on a le frigo qui refroidit et un toit sous lequel dormir.


19h45 : la douche est prise, on en a trouvé une avec un pommeau et de l'eau chaude. Apéro (finition des restes de chips, charcut, olives, biltong) et préparation de notre dernier braai, entourés de bruits de hyènes

18
août

Posté en direct de Munich, on est le 19 août, il est 6h00. Un petit récap de la journée du 18 août.


6h30 : c'est l'heure du réveil après une nuit assez agitée (beaucoup de vent sur le camp). Ce qui nous aura vallu de devoir trouver une combine vers 3h30 pour limiter les frottements de branche sur la tente.

On range tout, c'est l'heure de commencer à préparer les valises avant de rendre le véhicule chez Namvic.



7h45 : on quitte Eldorado pour faire les 400 derniers km restants pour rallier Windhoek.


9h30 : petit stop à Outjo pour rajouter un peu d'essence dans big boy.


11h30 : on refait un autre stop à Okahandja pour se prendre 2 plats take-away au Spar, 2 cocas et une pomme pour Babycoeur, pour 8 euros on se régale !


12h30 : on arrive à Windhoek et à 10 minutes de Namvic. Des militaires bordent la route que nous prenons. Au bout de quelques km, ils indiquent que tous les véhicules doivent se mettre sur le côté. On fait comme tout le monde, on est à peu près une soixantaine de véhicules arrêtés de chaque côté de la route.

On apprend qu'il s'agit d'un convoi présidentiel que l'on verra passer après 15 minutes d'arrêt. On décide de faire notre pause déjeuner au passage et de laisser repartir le troupeau.



13h30 : on arrive chez Namvic. Check complet du véhicule, de la carrosserie au châssis en passant par tous les équipements de camping, Le circuit de départ est bien rodé, tout se fait en une heure.

Rien à signaler, on signe l'administratif et charge nos affaires pour le dernier voyage avec notre 4x4 direction l'aéroport, en s'y faisant conduire par une personne de Namvic. On ne peut que vous recommander de passer par Namvic, on a été très satisfait de leur prestation. État impeccable du véhicule, aucune panne mécanique, pas de crevaison (certainement un coup de chance hein?!), équipements de camping très complets. Ils sont très pros et on n'hésitera pas à repasser par eux à l'avenir.


15h00 : arrivée à l'aéroport. Notre vol n'est pas à 17h55 mais 18h55, merci Opodo de nous envoyer des mails sans afficher les heures locales ou être encore à l'heure d'hiver. On fait la queue pour déposer nos valises à partir de 16h30 et c'est interminable. Plus d'une heure d'attente. Ils ne séparent pas les files par destination, nous sommes dans une file unique, du jamais vu.



On a pris 4 kilos !

18h00 : sécurité + immigration.


18h20 : deuxième contrôle de sécurité. Les hommes et les femmes sont séparés dans deux files distinctes. Palpation et fouille supplémentaire des sacs. Du jamais vu non plus.

On reprend le tarmac que l'on avait foulé à l'arrivée. Par chance, dans l'avion un espace XXL pour nos jambes, on ne boudera pas notre plaisir pour les 10 heures de vol qui nous attendent.

20h00 : C'est à l'africaine, il y a encore pas mal de paperasse qui doit être réalisée pour que l'avion décolle. Cela fait plus de 1h que l'on attend...


Quelques minutes plus tard, on décolle avec le sentiment du devoir accompli... Bye, bye Namibia.


Merci à vous de nous avoir suivi / lu jusque là, et merci pour vos commentaires. On espère vivement et sincèrement que vous avez pris du plaisir à nous lire et aussi à regarder toutes ces photos. Ça aura été une bonne partie de plaisir mais aussi de galères par moment pour pouvoir mettre à jour ce blog :D. Mais si c'était trop simple, ce ne serait pas aussi marrant. Et c'est ce que l'on apprend sur place, que rien ne se fera tout seul et qu'il faut se bouger pour faire avancer les choses (i.e. braai du soir, café du matin :D)

Et puis, l'important c'est aussi que ce blog soit utile à ceux qui désireront se rendre dans ce si beau pays qu'est la Namibie pour apprécier l'immensité des espaces qui s'offrent à vous en toute tranquillité.


Ah, on ne vous a pas dit ? L'année prochaine, c'est bien parti pour être 3 semaines au Botswana... 🤙

21
août

De retour sur la terre ferme (oui, nous étions un peu dans un rêve qui nous travaillé pendant 1 an), il faut ressortir le costume, se raser... Nous retournons derrière un bureau. Drôle d'effet que de revenir dans la vie urbaine. On est encore en train de digérer tout cela.

Mais heureusement, nous avons pas mal de souvenirs avec nous :

  • 1958 photos sur le reflex (encore à trier)
  • 64 GB de vidéos prêtes pour le montage (en cours, ça va prendre un peu de temps avec nos ancêtres de Macbook 2010 et 2013, mais on va y arriver)
  • 6400 km parcourus au total sur notre séjour (le retour à 1500 km aura bien rempli le compteur) alors qu'il y a des jours où on ne roulait pratiquement pas en faisant des safaris à 20 km/h... Ça nous inquiète un peu. Les journées types : lever entre 5h et 6h30 selon l'ouverture des camps, café au réchaud, remontage de la tente, passage du gate (en premier si possible), game drive les yeux grands ouverts pour espérer avoir la chance de voir une chasse matinale, pause déjeuner rapide, on aurait pu faire la sieste (mais non!). Après-midi à la cool et sunset drive pour les endroits intéressants que nous avions repérés. Montage de tente, douche, apérooooo, braaiiiiii, diner, dodo vers 22h30.

En termes de dépenses, voici le budget consacré à ce voyage :

  • Avion et 4x4 sont indéniablement les 2 gros postes de dépenses pour 3 semaines en pleine saison (heureusement qu'on peut échelonner les dépenses pour le 4x4) : comptez environ 5 000 euros
  • Logements : 682 euros (pas trop d'échelonnements possibles pour la plupart, nous devions régler la totalité sur place ou 50% pour certains rares cas. Nous avons donc effectué les réservations au fur et à mesure de l'année d'octobre à décembre). Nombre de nuits en camping : 14 ; Nombre de nuits en B&B : 5
  • Essence : 488 euros (pour les km parcourus, on trouve ça raisonnable !)
  • Alimentation : 740 euros (dont 3 restaurants), on achetait essentiellement de la viande pour le braai, du bois, du charbon, des conserves, de quoi faire des sandwichs le midi, des pâtes, du riz de l'eau et puis surtout de quoi faire l'apéro quotidien !
  • Activités : 636 euros (quad dans le désert, 4x4 dans le désert, entrées des parcs, passage des frontières (Zimbabwe), sans compter ici le saut à l'élastique de Babycoeur à 200 euros pour le saut et les vidéos, plus cher que Bloukrans Bridge pour un saut à 216 mètres !!!).
  • Téléphone : 70 euros (entre la carte sim Namibienne et le Botswanienne, merci Myatlas pour la consommation de data 😉)

Soit un budget total d'environ 7 500 euros, sans compter les tips aux stations-services, parking, etc.

Ce que l'on a préféré, sans ordre particulier :

  • L'immensité des paysages (quand même en numéro 1!)
  • Spitzkoppe ! Avec la sensation d'être seul au monde avec un paysage assez incroyable. On aurait aimé pouvoir prendre un peu plus de temps pour aller gambader dans les hauteurs rocheuses
  • Le désert du Namib, pour la montée de Big Daddy et la découverte des vestiges en plein désert, sans parler du plaisir de glisser sur le sable en quad pendant plus de 4 heures mais aussi en 4x4
  • Chobe pour ses pistes d'aventuriers, notre premier enlisement, nos rencontres avec les lions 2 à 3 fois par jour, sans compter les superbes scènes de la vie sauvage que nous avons pu observer
  • Etosha pour son pan et ses zèbres 😉 On aura pris du plaisir à observer les lions mais aussi à chercher un léopard pendant des heures (aussi bien à Etosha qu'à Chobe en vain => échec perso! A charge de revanche...)
  • Nos rencontres avec les locaux qui auront été riches et mémorables, peu importe l'endroit, avec tous ceux qui ont pu nous rendre service tout au long de ce séjour

Ce que l'on a moins apprécié, dans un ordre particulier :

  • Les Vic Falls, beaucoup trop touristiques pour nous... On y aura d'ailleurs passé qu'une demi-journée (en hésitant à y aller au lieu des 2 jours conseillés)
  • Et puis, c'est tout !
1
sept

Après un difficile retour à la réalité, on a prolongé les vacances par le biais du visionnage et triage des photos & rushs GoPro / Samsung, et on a le plaisir de vous proposer de vivre le voyage un peu plus de l'intérieur 😉

C'est par ici :

P.S.: rendez-vous l'année prochaine, pour un 3e carnet de voyage, toujours en Afrique, cette fois, direction le Botswana !